Ce n'est que le début.

Ce n'est que le début.
Merci à Elle pour le montage!

Comment t'es Lâche, DIngs-Imaginaire. Tu te permets de faire de longues tirades où tu expliques ton point de vue, et tu ne me laisses rien pour te répondre. (En espérant que tu liras ce petit message...



Bonjour, Bonsoir.
__Tokio Hotel ?
_____________________Comme mon histoire pourrait être banale. Oui, comme elle pourrait. ._______________________________________Mais Elle ne l'est pas. Parce que justement, c'est Eux*.



Merci et Bonne Lecture.




[ Aj0ute-m0ii à tes préférés =) ]



*Tout ça. Ça rime à quoi ? A rien. C'est juste pour le bonheur...

# Posté le samedi 11 octobre 2008 11:46

Modifié le samedi 24 octobre 2009 16:13

Prologue

Prologue
**_________

[ Calypso ]

__Il était là. Devant mes yeux. Je ne voyais que Lui. Seulement Lui.
Et Lui me voyait-il seulement ?
Non, Je ne croyais pas.
__Il faisait horriblement chaud et la chaleur me prenait à la gorge, m'irritant les yeux, me faisant presque suffoquer. Heureusement qu'il était là. Sinon, je n'aurais même pas pris la peine de venir, d'attendre. D'être ici. Mais il était là, et je ne regrettais absolument pas, ça valait tellement la peine d'attendre aussi longtemps. Je l'aimais. Point Final.
__Lorsque tout fut finit. La magie envolée, les étoiles disparues, le c½ur calmé, les oreilles bourdonnantes, les lumières dans mes yeux éteintes ; J'eus l'impression de mourir. D'avoir un manque au fond de moi. Une sensation horrible qui ne me quittait plus, une sangsue collée à ma poitrine, un désastre.
__Mes larmes coulèrent, sans que je puisse les en empêcher. Tout était tellement dur. La réalité me faisait tellement peur, me rendait tellement triste. Tout ce que je m'étais imaginée n'était qu'un pur mensonge, un simple rêve d'une gamine de dix-sept ans qui n'avait rien d'autre à faire que de se projeter dans un monde dont elle savait qu'elle ne ferait jamais partie. Et pourtant, je ne pouvais me résoudre à Les détester. Il comptait tellement pour moi, aussi stupide cela puisse paraître. Ils m'aidaient à me connaître, à me construire, à avancer dans la vie. Ils faisaient partie de moi, même inconsciemment, involontairement. C'était comme ça, et je ne pouvais rien y faire.
__ Pourtant, on ne pouvait dire que je n'avais jamais essayé de me détacher de ce rêve trop parfait, trop merveilleux pour être vrai. Effectivement, plusieurs fois, au bout d'un crise de larmes injustifiée, l'idée de détruire l'image d'Eux qui me hantait sans cesse quand j'entrais dans ma chambre m'est passée par la tête. Mais je n'avais jamais pu m'y résoudre, à mon plus grand désespoir et celui de mon entourage qui commençait franchement à en avoir assez de cette dépendance.
__Trop stupide, trop gamin, trop pathétique. Je le savais, et pourtant, la façon dont je les voyais m'apparaissait toujours et à n'importe quel moment de la journée malgré le fait que je savais qu'elle était fausse.

__C'était la première fois que je vivais cette chaleur et ce sentiment d'exaltitude qui précède celui du désespoir d'avoir déjà vécu tout ce qu'on pouvait ressentir en une vie. Le célèbre Concert des Tokio Hotel. Il aurait presque fallut en faire une légende tellement c'était extraordinaire. Je n'avais jamais pu penser qu'il y régnerait une telle euphorie, me gagnant presque sur les chansons finales mais retombant aussitôt lorsque Ich Bin Da retentit dans toute sa splendeur lors des dernières minutes. J'eus les larmes aux yeux, le c½ur au bord des lèvres et les mains tremblantes. Je lui en voulait tellement de chanter pareils mensonges, pareils bêtises. Comment osait-il prétendre être là pour nous alors qu'il n'était même pas là pour sa famille, pour lui, pour son frère. J'aurais voulu pouvoir y croire, mais malgré toute l'émotion qui régnait dans la salle, je percevais les faussetés de ses paroles. Elles suintaient à travers ses mots, à travers ses gestes. J'aurais voulu pouvoir sentir son corps contre moi, et ses mains dans mes cheveux. J'aurais voulu qu'il puisse être là pour moi quand je pleurais lorsque la mélancolie et la tristesse me submergeaient malgré moi. J'aurais voulu le sentir là, à me chuchoter des mots d'amour, des paroles rassurantes.
__Et j'avais mal de ressentir des sentiments aussi fort pour une personne qui n'était pas celle que je pleurais, celle dont j'étais follement et irrévocablement amoureuse. Bill Kaulitz était tellement imbu de sa personne, hypocrite et égoïste qu'il en oubliait presque celles qui lui avaient permis d'en arriver là, ses Fans. Je regrettais d'en faire partie.
__Les temps avaient changé depuis les jours où il nous remerciait sans cesse, où ses sourires faisaient tomber plus d'une, où ses yeux pleuraient de joies et de gratitude. Maintenant, il ne pleurait plus que pour ses vêtements abîmés par les mains des fans qui s'y accrochaient désespérément. On aurait dit qu'elles auraient voulu le retrouver, en s'acharnant encore plus sur le groupe, alors que ça ne faisait que renforcer leur pitié et méprise à notre égard. Pauvres filles stupides et pathétiques. Ses sourires ne s'adressaient plus qu'à ces maquilleuses et stylistes. Même les filles semblaient sortir de son vocabulaire. On avait beau faire courir des rumeurs à son sujet comme quoi il était homosexuel, il s'en foutait. Ou plutôt, s'en amusait. Il jouait même avec, provoquant les paparazzis et les mauvaises langues.
__ J'avais les yeux ouverts sur la réalité mais je préférais foutre ma main lâchement devant ceux-ci. Cacher ce qui était tellement dérangeant et en rester au passé, aux doux souvenirs de leurs débuts en tant que Stars.

__29 Janvier 2009.
Il était trop tard pour essayer de les changer. En tout cas, c'est ce que je pensais. J'avais un peu d'espoir, mais il était ridiculement petit. Je les aimais toujours, comme presque toutes leurs Fans.

Stupides Filles. Nous n'étions que ça.

Comme quoi, L'Amour rend bien aveugle.

# Posté le samedi 11 octobre 2008 12:23

Modifié le samedi 15 novembre 2008 14:23

Kapitel 1.


[ Omniscient ]

__"Putain. C'était vraiment trop nul comme concert." souffla lâchement M. Bill Kaulitz tandis qu'on lui enlevait ses oreillettes."Bordel ! Mais faîtes un peu ça convenablement ! Vous savez pas enlever des oreillettes ou quoi ?"geignait-il, comme s'il avait été un martyr.
"Ta gueule, Bill. Tu n 'avais qu'à les enlever toi même si ça ne te convient pas, dit son frère, Tom Kaulitz.
-Je t'ai sonné ? Je suis une Star, répondit-il agressivement. Et les Stars ont droit à un minimum de confort et de professionnalisme de la part de... Ces personnes, continua-t-il en montrant du doigt avec un air de mépris les personnes qui l'entouraient.
__Tom soupira. Il aurait mieux fait de se taire, comme chaque fois qu'il essayait de montrer à son frère comme il avait changé. Mais il ne voulait rien entendre, ou plutôt, il n'arrivait pas à entendre ce que tous, dans le groupe essayait de lui prouver. On aurait pu croire qu'ils étaient tous devenu comme Bill Kaulitz. Mais non, absolument pas. Mais à quoi bon rester naturel quand Bill, le chanteur, la voix, l'âme du groupe, pensait et racontait ce que les trois autres n'étaient pas. Ils ne pouvaient quand même pas se séparer, montrer leur point de vue différent envers leur célébrité.
__Alors ils avaient préféré se taire, suivre la voix de leur Leader. Lâchement. Et tant pis pour Eux si chaque minute passée en dehors des concerts étaient un calvaire, une plaie, la source de tous leurs malheurs. Et si, même aux concerts, Bill semblait totalement faux, totalement ailleurs qu'en face de toutes ses filles, Eux*, les trois autres, ils étaient là, bien là. Et chaque seconde qui passait les rendait plus heureux et plus épanoui. Même si, au final, tout retombait platement au sol. Et où la réalité leur revenait en face, où la chose la plus monstrueuse de leur existence revenait les habiter et les torturer. Lâches, Oui. Ils n'étaient que ça et ne méritaient même plus qu'on leur adressa la parole.
__"On a quoi maintenant ?" demanda Georg, dans un souffle, la voix éteinte. Ils étaient tous comme ça. La voix éteinte et cassée. Les yeux fades et sans lueurs. Bill non plus n'avait plus d'étoiles dans les yeux, et ça, même si c'était lui qui vivait le mieux cette célébrité qui les détruisait tous. Celui qui la vivait le mieux, Bill ? Peut-être. Ou peut-être pas. Les trois autres garçons en étaient certains. Mais si ils se trompaient ? Cette célébrité avait façonné leurs rires, leurs espoirs et leur vie. Mais maintenant, elle façonnait leur tombe et leur visage, leur larmes et leurs peines. Elle les tuait. Et c'était horrible pour les quelques Fans qui voulaient bien s'en rendre compte. On n'aurait pu tout arrêter. Mais retomber dans l'anonymat leur tombait encore plus dur que de rester célèbre et s'éteindre à petit feu.
__"Comme d'habitude", répondit Bill, un sourire aux lèvres. Il allait encore pouvoir faire son numéro, sa double personnalité. S'ils savaient, s'ils savaient que Bill Kaulitz jouait un homme qu'il n'était pas, qu'il n'était plus.

*

[ Calypso ]

"Calypso ?"
Je cherchai mon portable sur la table de nuit en ronchonnant, les cheveux en bataille, le maquillage défait, les yeux bouffis d'avoir pleuré et débranchai le répondeur juste à temps.
- Oui... répondis-je dans un souffle, la voix éteinte.
Mon interlocutrice dû voir que quelques chose n'allait pas car elle me demanda :
- C'était nul, c'est ça ?
- Non. Juste triste.
- Triste ?
s'exclama Eden, sans comprendre.
- Oui. Triste. Tu peux pas comprendre. T'es pas Fan.
- Mouai. Si c'est pour devenir comme toi en ce moment, Non merci."

__Elle raccrocha. Voilà. Elle était encore vexée. Mais pourquoi devrais-je toujours donner des explications à mes sentiments ? Je suis triste alors que je devrais être heureuse. C'est tout.
Point Final. Et qu'on me fiche la paix.
__Je me levai. Une journée de travail m'attendait. J'étais en Allemagne. A Berlin. Pour un an, peut-être plus. Mon but était de m'améliorer en allemand même si j'étais déjà presque bilingue. Mais parler l'allemand couramment ne pouvait que m'aider. Je logeait dans un quartier assez bourgeois, mais il y avait pire. Mon appartement était grand et confortable. Je m'y plaisais assez bien même si je me sentais seule. Eden, ma meilleure amie ne s'était pas décidée à m'accompagner. Sa vie était en Belgique et elle ne voulait pas tout quitter pour un an. Tant pis. J'étais partie seule et décidée. A présent je regrettais. Mon travail était pourri, ma vie sans intérêt et même ce concert n'avait pas réussi à me remonter le moral. Il n'avait fait que m'enfoncer. Encore un peu plus. Plus les semaines passaient, et plus je me renfermais sur moi-même, moins je sortais et souriais.
__Je m'habillai après m'être lavée. Jeans, un simple sweat-shirt rose pâle. J'attachai mes cheveux en une queue de cheval et me passai vite un coup de crayon en dessous de l'½il. Je me regardai dans le miroir : j'avais beau essayer de m'arranger, on aurait dit une morte. Tant pis. J'attrapai une pomme et sortit de l'appartement afin d'aller chercher mon tram pour me rendre au travail. Sur le chemin, je rêvassai, repensai au concert de la veille. Je me demandais encore si je n'avais pas rêver. J'avais l'impression d'avoir été dans un autre monde durant cette journée.
__Et je retournais aujourd'hui dans la dure réalité. Sa voix était toujours aussi magnifique et je lui en voulais de l'avoir. Il ne la méritait plus. Ils semblaient tous avoir perdu le goût de jouer. On aurait dit qu'ils ne pensaient plus qu'à l'argent. Et pourtant, une lueur dans les yeux des musiciens me faisaient espérer le contraire. Seul Bill me décevait vraiment. Les autres aussi, mais moins. Ils ne prenaient pas trop la grosse tête. Mais malgré ça, ils n'étaient plus le groupe qu'ils étaient il y avait un an. J'aurais voulu pouvoir les détester mais mon c½ur ne savait pas encore. J'avais besoin d'Eux. C'était vital.
__Soudain, j'entendis leurs noms prononcés à la radio. J'essayais d'écouter à travers le bruit des gens, des roues glissant sur les rails. "Tokio Hotel. Le célèbre groupe aurait parlé de venir se reposer dans leur pays natal. Après une longue tournée internationale, il sembleraient que les quatres garçons soient fatigués et prendraient quelques mois de congés. Les deux jumeaux retourneraient à Berlin, dans leur appartement tandis que les deux autres rentreraient chez leur famille respective. Tout ceci n'est pas certain. Nous en saurons sûrement plus à la fin de leur tournée, c'est-à-dire dans une semaine. (...). Je laisse tout de suite la parole à Vivianne Shroedert, qui va nous parler de la circulation dons notre pays..."
__Aussitôt mon attention se décrocha et je lâchai un soupir.Ils rentraient ? J'espérais que ces congés leur feraient du bien, et qu'ils reviendraient en pleine forme et de nouveau comme avant. J'espérais trop. Je le savais. De toute façon, ils étaient condamnés à mourir un jour. Le groupe ne serait pas célèbre éternellement.



Voilà. Premier chapitre. Ça vous plaît ? Moi, Oui. =)


<3

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 04:01

Modifié le samedi 15 novembre 2008 14:23

Kapitel 2.

Une semaine plus tard.
__Ils rentraient. Enfin. Et Bill Kaulitz ne savait pas ce qu'il voulait. Il ne savais pas ce qu'il l'attendait. Il avait peur. Ils n'étaient plus qu'eux deux. Lui et son frère. Ils ne s'étaient plus parlé depuis longtemps. En tout cas, plus comme avant. Tom tourna la clé dans la porte de leur pseudo appartement. Ils n'étaient pas revenus dans le véritable. Ils étaient venus habités dans un moins grands, moins luxueux, dans un cartier plus pauvre. Mais bourgeois quand même.Leur célébrité était moins intense, mais ils ne voulaient pas risquer de se faire déranger et espionner.
__Tiens. La lumière était allumée dans la pièce principale. Inquiets les jumeaux s'avancèrent, toujours sans un mot. Une personne était assise dans le divan. Elle se leva et leur fit face.
__Arrêt. Ils se stoppèrent tous les deux et Bill ouvrit la bouche, la referma et sentit ses yeux picoter. Soudain, il avança d'un pas et couru se jeter dans les bras de cette personne.
__"Ma- Maman", murmura-t-il, ses sanglots entrecoupant ses paroles. Tom ne bougeait pas, sa mère non plus. Il regardait son frère. On aurait dit un petit garçon. Sa mère ne savait pas non plus quoi faire. Voyant son fils si fort et si fière de lui à la télévision, au téléphone, elle ne s'était pas imaginé pareil réaction. Elle l'enlaça et le berça. Comme quand il était petit. Elle embrassa sa joue, elle caressa ses cheveux, elle lui murmura une douce chanson à son oreille. Ses pleurs se firent encore plus fort, ses mains se cramponnèrent encore plus au t-shirt de sa mère et il la serra si fort contre lui qu'elle manqua d'étouffer. Quelques minutes passèrent comme ça, sans que quiconque n'eut parlé et même bougé.
__En la voyant, Bill avait eu une foule de sensations qui étaient passées dans sa tête. Le personnage qu'il s'était créé avait fondu dès qu'il avait vu sa mère. Voilà pourquoi il avait toujours trouvé des excuses pour ne plus la voir. Il savait qu'il n'y survivrait pas.
__Il se revoyait petit, alors qu'il pouvait se balader même tout nu dans son jardin sans se faire harceler. Il pouvait dire et faire ce que bon lui semblait sans qu'on émette tout de suite des jugements et qu'on en parle à l'autre bout de la planète. Alors en cette triste journée, il haïssait au plus profond de son âme cette célébrité qui l'avait changé et qui les avaient tous détruits. Il la haïssait encore plus que d'habitude et il se jura de la tuer, de la détruire comme elle les avaient détruit.
__Mais avant ça, il devait parler à son frère. Ce qui s'annonçait difficile. Très difficile.


*

__La radio avait dit vrai. Tokio Hotel était rentré se reposer. Calypso elle aussi rentrait. Sa journée était terminée et elle était toujours aussi maussade et mélancolique. Avant de rentrer dans son immeuble, elle regarda sa façade. Tiens, il y avait de la lumière dans l'appartement au dessus de sien. Il n'était plus à vendre. Elle haussa les épaules et rentra dans le bâtiment. Ses gestes se firent automatiquement : appuyer sur le bouton, attendre l'ascenseur. Monter. Prendre les clés dans son sac et... s'arrêter ?!?.
__Calypso crut mourir. Sa s½ur, sa confidente, son amie, sa Meilleure amie était là, devant la porte, assise sur plusieurs grosses valises, un sourire aux lèvres.
__"Eden ? Mais qu'est-ce que tu fous là ? s'exclama-t-elle, au bord de la crise de nerfs.
- Beuh quoi ! T'es pas contente de me voir ? demanda-t-elle, amusée.
- Si mais, je..., bredouilla Calypso, pas encore remise du choc.
- Ouvre-moi, je t'expliquerai. J'ai hâte de voir l'endroit où tu vis."
Calypso fit ce qu'elle demandait et ouvrit, les mains tremblantes. Son amie poussa la porte, excitée et s'extasia. D'après son amie, Calypso n'avait pas à se plaindre, elle était vachement bien foutue. Celle-ci rougit et exigea des explications de la part de sa meilleure amie.
__"Bon très bien." Elle s'assit dans le divan et proposa à Calypso de la rejoindre. Celle-ci s'empressa et regarda Eden avec attention.
__"Tu te souviens lorsque que je t'ai appelée il y a une semaine ?
- Moui,
répondit-elle en rougissant, gênée.
- Je t'ai trouvé vraiment mal en point. Et après avoir peser le pour et le contre je me suis dit que je n'avais pas grand chose à perdre en restant en Belgique mais beaucoup à gagner en venant ici, avec toi, en Allemagne. Alors le temps que j'arrange tout et hop, me voilà ici ! sourit-elle.
- Tu restes combien de temps ?
- Aussi longtemps que je voudrais. T'as pas intérêt à m'faire chier !"
rigola-t-elle en sautant du divan.
__Elle alluma la radio et monta le volume à fond. Eden se déchaînait sur place tandis que Calypso la regardait, morte de rire, se tenant le ventre. Après ce moment de relâchement, Calypso vint enlacer son amie et la remercia d'être là pour elle. Elle rétorqua que les amis c'était là pour ça et elle se remit à danser, entraînant Calypso avec elle, qui, maladroite, faillit tomber plusieurs fois sur la moquette ce qui fit rire Eden.
__Mais une sonnerie retentit dans l'appartement et cassa l'ambiance. Essoufflée, Calypso vint ouvrir tandis qu'Eden baissait le volume.
__"Oui ?" fit Calypso en ouvrant la porte. Il y avait là une femme d'une cinquantaine d'année, qui la regardait, à la fois gênée, amusée et contrariée.
"Excusez-moi, mais j'habite au dessus de chez vous et j'entends toute la musique. Vous pourriez un peu baisser ?
- Ho, Oui. Excusez-moi, je suis vraiment désolée.
- Il n'y a pas de problème,
répondit sa voisine.
- Dîtes, je vais peut-être paraître indiscrète, mais vous êtes nouvelle ici, non ?
- Oui. Enfin, on peut dire ça comme ça. Je suis chez mes fils, ils viennent de rentrer et j'étais là pour les accueillir.
- Ha,
dit simplement Calypso, avec un sourire.
- Je ne sais pas pourquoi je vous raconte ça, fit la femme, en riant, gênée.
- Ça m'intéresse ! renchérit la jeune fille, Des nouveaux voisins, c'est toujours sympa !
- Ho mais il ne restent que quelques mois.
- Seulement ?
s'exclama-t-elle.
- Ils sont très occupez par leur... Heu, travail.
- Ha, bon. Vous voulez boire quelque chose ? Je vous invite ! Vous pouvez même venir avec vos fils si vous voulez !
demanda Calypso, enthousiaste.
- Je... Merci. Mais je ne pense pas que ça soit une bonne idée de venir avec eux. En plus, ils sont fatigués, s'excusa-t-elle.
- Bon, très bien, dit Calypso, perplexe. Bonne soirée !
- Oui, je... Merci quand même. Une prochaine fois peut-être
, s'excusa-t-elle.
- Oui, une prochaine fois. Au fait, je m'appelle Calypso, dit-elle quand elle allait fermer la porte.
- Enchantée. Appelez moi Simone.
- Enchantée. Au revoir.
- Au revoir Calypso."

__ Et Calypso ferma la porte. Eden demanda qui c'était et Calypso lui répondit : "La nouvelle voisine. Elle était bizarre quand elle parlait de ses fils." Eden rigola et demanda quel âge ils avaient. Calypso répondit qu'elle n'en savait rien, qu'elle ne pensait pas qu'à ça. Elles rirent.
__Et toute la soirée se fit dans la même bonne humeur.


Alors ? J'attends vos avis =D. ____<3

***

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 06:22

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 10:33

Kapitel 3.


[Calypso ]

__Eden. Je n'aurais jamais pensé ça d'elle. Tout abandonner, juste pour moi. J'avais peur qu'elle me cache quelque chose, qu'elle ne fut pas seulement venue pour moi, qu'elle fuyait quelqu'un, ou quelque chose. J'espérais juste que mes peurs et mes doutes ne se confirmeraient pas plus tard.
__Une semaine était passée depuis la venue de ma meilleure amie. Elle était envahissante, parfois trop. Je regrettais presque sa venue. Mais au fond, lorsque, le soir, on était toutes les deux couchées dans mon lit, à parler jusque tard dans la nuit, j'étais heureuse et bien. Mais malgré moi, je ne pouvais m'empêcher de jalouser Eden, non pour son physique, car je ne le trouvais pas mieux que le mien, mais pour sa personnalité, son caractère. Elle était franche, sûre d'elle, elle savait par où aller, elle était quelqu'un d'original et unique. Le seul défaut que je lui avais trouvé étaient sa tendance à aller trop vite, ne pas réfléchir lorsqu'elle prenait une décision, ce qui souvent la mettait dans une situation délicate, impossible presque à s'en sortir.
__Et moi ? Moi, j'étais encore une petite fille. J'avais peur des grands et des garçons. Du monde et des méchants. J'étais maladroite, rougissante, incertaine, et timide. Je jalousais cette fille trop sûre d'elle, même si c'était ma meilleure amie. On aimait faire les mêmes choses, les mêmes activités. Rire, déconner, parler jusque tard dans la nuit, faire les boutiques ensemble, aller au ciné, sortir. Avec elle, j'étais une seule personne. Le noir et le blanc. Elle me complétait.
__Gestes automatiques. Comme chaque fois que je rentrais du boulot. Et c'était quoi ? Serveuse. Je n'avais pas trouvé mieux. Il me fallait quelque chose pour gagner de l'argent et j'avais trouvé. C'était bien payé et il n'y avait que ça qui m'importait. Je regardais mon petit immeuble, avec ces cinq étages. Il était situé dans une petite rue, dans la périphérie de Berlin. Elle était bordée d'arbres et de verdures. Je l'aimais. Par contre, je n'aimais pas mes voisins. Ils étaient bourgeois, et riches. Et ils ne m'adressaient jamais la parole car je n'étais pas de leur monde. J'avais de l'argent, mais pas encore assez à leur goût. Enfin. Je n'avais pas choisi l'endroit. C'était mes parents. Ils me versaient chaque mois de l'argent pour la nourriture et les factures de l'appartement. Mais pour le reste, j'avais dû trouver un boulot. Surtout que maintenant, comme Eden était là, j'allais beaucoup plus sortir, j'en étais sûre.

__"Merde" lâchai-je. Je fouillai dans mon sac à la recherche de mes clés mais ne les trouvai pas. Super. J'étais coincée devant mon appartement pendant deux heures. Heureusement qu'Eden avait des clés elle aussi. Je m'assis sur le fauteuil qui se trouvait dans le hall. Il faisait chaud et je remerciais mes parents d'avoir acheter cet appartement dans un si bel immeuble.
__J'étais stupide. Je restai là, quelques dizaines de minutes, pensive. Jusqu'au moment où un des mes voisins de palier sortit de l'ascenseur et me regarda avec une tel mépris dans les yeux que j'aurais voulu m'enfoncer sous terre, et ne plus devoir en sortir. Un long frisson glacial parcouru ma colonne vertébrale et je crus que j'allais mourir, foudroyée sur place par son regard froid et dur.
__J'étais vite perturbée et intimidée. Mais il fallait que je fasse autre chose que de me ridiculiser encore plus que d'habitude. Lorsque mon cher voisin fut rentré chez lui, je sautai du fauteuil et montai les escaliers. Arrivée à l'étage, je regardai cette porte. La numéro 18. Pile au dessus de mon appartement, celui où devait se trouver Simone et ses deux fils. Puisqu'ils étaient nouveaux ici et qu'ils m'avaient semblé sympathiques, j'espérais qu'ils me laisseraient téléphoner à Eden, afin qu'elle rentre plutôt.
__Après avoir inspiré une bonne fois, je tendis la main, et, tremblante, frappa quelques petits coups timides sur la porte en chêne. J'attendais, sautillant stupidement sur place.

*

[Omniscient ]

Remontons à l'arrivée d'Eden, à l'arrivée de deux garçons importants dans cette histoire.

__Une semaine plus tôt.
Appartement numéro 18.
__Pourquoi ? Bordel de Merde. Pourquoi ?
Mais qu'avais-je fait pour mériter ça ! Cette... Chose, ce FRÈRE ! Bon sang ! Il me perturbait, il m'anéantissait, il me tuait ! Et tout ce qu'il faisait, lui, c'était de pleurer dans les bras de sa mère. De la mienne aussi naturellement. Ma mère, elle, ne trouvait rien d'autre à faire que de le serrer dans ses bras et de lui chuchoter une berceuse. Pathétique. Mais j'aurais quand même tout donné pour être à la place de mon jumeau.
Jaloux, moi ? Oui, c'est possible. Mais jamais je n'oserais me l'avouer ni le dire.
"Tom, me chuchota ma mère, va chercher une couverture."
__Je soupirai, il ne manquait plus que ça. J'allais être obligé de faire la Nounou de mon petit frère que j'adorais tant depuis ces derniers temps. Tout cela était bien sûr ironique. Pendant que je cherchais une chambre où trouver une couverture, j'entendais les sanglots de mon frère se faire plus doux et s'arrêter. Je ne comprenais pas s'il faisait ça pour se faire plaindre ou, si, au contraire, il était vraiment malheureux. J'optais plus pour la première supposition, mais, depuis quelques temps, je n'étais plus sûr de rien lorsqu'il fallait parler de mon jumeau. Il n'était plus le même et je ne le reconnaissais plus.
__Je revins dans la salon, mon frère n'était plus au même endroit. Il était couché dans un des divan et il avait fermé les yeux. Son maquillage avait coulé sur ses joues blanches, ses cheveux en bataille barrait d'une longue ligne noire son front. Ses sourcils bruns se arquaient, l'air contrarié et préoccupé et son corps étaient encore secoués de petits sanglots malgré que son ventre se mouvait calmement et régulièrement.
__J'eus envie de pleurer. Était-ce donc ça, mon frère ? Ma vie, mon c½ur, mon sang ? Une épave, rien de plus. Je voyais ses côtes se dessiner sous sa peau si pâle, si effrayante et je sentais son mal être, sa tristesse, son désespoir. J'eus envie de me tuer. Me tuer pour me punir de ne pas avoir vu à quel point mon petit frère était mal, à quel point il souffrait. Mais pourquoi ? Pourquoi était-il devenu comme ça ? Et quelle était cette image qu'il jouait sans arrêt devant nous ? Quel était ce personnage qu'il s'efforçait de montrer au monde entier ?
__Je m'approchai. Ma mère n'était plus là. Avait-elle deviné qu'il fallait nous laisser seul ? Je déposai la couverture chaude et douce que j'avais été cherché sur mon frère endormi. Il semblait paisible, maintenant. Je l'enviai de pouvoir dormir. Loin de tout ces problèmes et cette vie qui, à présent, me faisait clairement peur, et pitié. Je remontai la couverture jusqu'à ses épaules et le regardai quelques instants endormi.
__Une envie étrange et bizarre me vint à l'esprit. Elle aurait pu paraître vicieuse et perverse, mais je ne voyais là que de l'amour et de la fraternité envers cet être si frêle et si touchant. Mon petit frère, pensai-je. Une bouffée de honte et de chagrin monta dans ma gorge et je dus me retenir pour ne pas crier ni pleurer. Un, c'était déjà bien assez. Je m'accroupis à la hauteur de son visage et regardai ses lèvres fines et pincées. Je les effleurai de mon index et priai pour qu'il ne se réveille pas.
"Je suis désolée, Petit Frère, murmurai-je à son visage d'Ange. Pardonne-moi pour tout ce que je n'ai pas vu, ni fait pour toi."
Sur ce, je posai mes lèvres sur les siennes. Quelques secondes, tout au plus. Il ne sembla pas s'en rendre compte. En tout cas, il ne réagit pas. Je soupirai et me relevai. J'en avais eu envie. Et c'était beau, et triste. J'avais éprouvé une tonne d'amour pour mon frère mais aussi une énorme envie de pleurer mon désespoir. Moi qui détestait mon frère pas plus tard qu'hier, j'avais aujourd'hui envie de soulever le monde poue pouvoir l'aider à s'en sortir. Soudain, je vis ma mère, dans un coin de la pièce, accompagnée de deux tasses de chocolat chaud. Elle souriait. Elle me regardait, le regard emplis d'un amour inconditionnel, qui, j'étais sûr, s'adressait à moi et à ma moitié. Elle ne semblait pas trouver répugnant ce que je venais de faire, ou encore vicieux. Elle ne m'en parla pas et je ne préférais pas aborder le sujet.
__Nous nous assîmes à la table de la cuisine et nous bûmes en silence. Un silence partagé, paisible mais inquiet quand même. Chacun était dans ses pensées qui étaient bien sûr fixées sur la personne endormie dans la pièce voisine.
"Je vais partir, Tom, chuchota-t-elle soudainement après avoir déposé sa tasse de chocolat sur la table.
- Pou-Pourquoi ? lui demandai-je, ma voix suppliante.
- Que veux-tu que je fasse ? J'ai une vie, moi aussi. Et ce n'est pas à moi de régler vos conflits. C'est entre vous que tout cela se passe.
- Dis tout de suite que c'est ma faute s'il pleure ! grondai-je, vexé.
- Je n'ai pas dit ça ! dit-elle en haussant légèrement la voix. Et parle moins fort, ton frère dort à côté.
- Mouais.
- C'est vrai que Bill n'a jamais été facile et qu'il a toujours été très fort dans ses émotions et très sensible. Je sais que ce n'est pas ta faute s'il est dans cet état là, mais je suis sûr que, pour lui, tu es responsable de ce qu'il est. Il doit bien y avoir une raison et j'aimerais que tu la trouves. Pour moi."
Je restai sans réponse, mes yeux fixés au fond de ma tasse.
"S'il te plaît Tom, me supplia-t-elle.
- Très bien, j'essayerai. Mais je ne te promets rien ! cédai-je. Comment pouvais je faire autrement ?
Elle me sourit et sortit de la pièce. Je la suivis, abandonnant mon chocolat chaud. De toute façon, il était froid maintenant. J'interpellai ma mère qui mettait déjà son manteau.
"Pourquoi es-tu obligée de partir alors qu'il dort encore ?
- Parce que si j'attends qu'il se réveille, je n'aurais pas le courage de le laisser ici. Et je sais bien qu'il ne peut pas rentrer à la maison. Après tout, il a sa vie, même si elle n'est pas celle qu'on voudrait, et moi, j'ai la mienne. Je ne pense pas qu'elles soient compatibles."
__Nous nous regardâmes, la tristesse déformant nos visages. Elle vint vers moi et déposa un timide baiser sur ma joue. "Allez mon grand, Courage ! Je sais que tu en es capable." Mais je n'en étais pas si sûr. Les larmes vinrent à mes yeux sans que je puisse les en empêcher. Je pleurai. Enfin. Mais il n'y avait que ma mère et je me lâchai.
"Tomi, mon c½ur, pourquoi ? Vous qui aviez tellement rêvé de cette vie. Vous voilà servi. Je suis désolée de n'être que votre mère. Mais je fais ce que je peux. Excuse-moi de te laisser avec ce gros fardeau, mais je ne peux pas faire autrement.
- Si ! boudai-je, comme si j'avais six ans, Si j'y arrive pas, Maman ? Si Bill veut plus me parler ? S'il se laisse mourir ? Tu as vu comme il est maigre, tu as vu ? Il ne mange plus rien, Maman. J'ai peur qu'il meurt. Je m'en veux mais je le déteste. Je ne sais plus ce que je ressens pour lui. Mais il est mon frère !
- Je sais tout ça, Tom. Mais j'ai vu quand tu l'as embrassé. (Je tressaillis.)Et j'ai trouvé ça tellement émouvant, tellement beau et si touchant que je sais que tu vas y arriver Tom. Après tout, tu es l'aîné, Non ?
- Je sais, mais c'est pas juste, dis-je, soulagé.
- C'est simplement la vie, soupira ma mère. A bientôt, Mon Chéri. Bonne Chance.
- A bientôt, Maman", chuchotai-je, Et dis aux voisins du dessous qu'ils baissent leur musique, ça m'énerve, ajoutai-je en retrouvant mon caractère farouche et sûr de lui.
- Très bien. Au revoir, Mon Coeur." dit-elle en souriant.
__Et elle sortit. Je me sentis seul, terriblement seul et je partis m'enfermai dans une chambre, afin de décharger tout ce que j'avais gardé en moi. Il ne restait que moi, et mon frère.
__Demain s'annonçait être un jour difficile.

VOilà. =). Alors ? J'espère que ce chapitre vous plaît =P. Donnez-moi vos avis.
Si vous voulez être prévenu, ajoutez moi en ami =D.
Bisoux.

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# Posté le mardi 14 octobre 2008 14:00

Modifié le samedi 15 novembre 2008 14:24